Automne 2011

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De chaînes en trames
Histoire nationale et vie privée dans le roman naturaliste et vériste

de Marie-Ève Laurin, ancienne doctorante au Département d’études littéraires (promotion 2008)

Presses de l’Université du Québec

À partir du constat que, depuis Balzac, la peinture de la vie privée en littérature rencontre invariablement celle de la politique, Marie-Ève Laurin a cherché à mieux comprendre le rapport spéculaire qu’entre elles la grande Histoire et la petite dans la littérature de la seconde moitié du XIXe siècle en France et en Italie.

Partant d’une étude des corps et de la destinée de nombreux personnages, elle étudie cette alliance de l’intime et du public en régimes naturaliste et vériste. C’est qu’il semble bien que dans les romans d’Émile Zola, de Giovanni Verga, de Federico De Roberto et de Luigi Pirandello, le corps n’est pas à l’abri des mouvements du monde : les faits historiques, petits ou grands, imprègnent physiquement et psychologiquement les individus. Ainsi, le corps apparaît-il comme privé de sa capacité de médiation et s’affiche essentiellement comme le prolongement de l’environnement dans lequel il se meut. Cette dialectique entre corps et décor donne dès lors une profondeur particulière à la description du quotidien et fait de l’écriture de la vie privée le lieu privilégié d’une esthétique du réel où les habitus et les rites familiers deviennent porteurs d’une signification transcendant leur simple fonctionnalité. – Véronique Cnockaert [Département d’études littéraires], extrait de la préface.

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La Littérature à l’éprouvette

Par Jean-François Chassay, professeur au Département d’études littéraires

Aux Éditions du Boréal, collection « Liberté Grande »

Professeur de littérature québécoise, spécialiste de littérature américaine, romancier et essayiste, le quinquagénaire à tous crins qu’est Jean-François Chassay n’avait pas quitté l’incubateur qu’il projetait déjà, si l’on en croit l’infirmière de service, de faire se croiser dans l’espace immatériel de ses futures lectures tubes et cubes, narrateurs et respirateurs, science pure et littérature altérante. Ce Cosinus prématuré était né pour porter le sarrau de prof ou de médecin, d’ingénieur ou d’inventeur; bref, tel Sartre qui voulait être Stendhal et Spinoza, il entendait devenir Ferron et Vian, ou alors Marcel Aymé et Kurt Vonnegut. Il n’aura pas connu de guerre, sinon celle des nerfs devant la bêtise, il n’aura pas inventé la bombe, sinon celle glacée des soupers de fête, mais en grand artificier, comme sa Littérature à l’éprouvette le prouve, il est devenu spécialiste en amorçages et désamorçages dans les interactions quasiment insaisissables et pourtant réelles entre les cultures scientifique et littéraire.

Texte tiré du site des Éditions du Boréal

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En région arctique et ailleurs

Cet automne, Laurence Gough a publié aux éditions Marchand de feuilles un premier roman qui s’intitule En région arctique et ailleurs.

Après avoir complété un baccalauréat en études littéraires au Département d’études littéraires, Laurence Gough y effectue présentement une maîtrise en études littéraires, profil création.

Félicitations!

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Histoires sans Dieu

Le 15 octobre dernier, Karine Rosso a publié aux Éditions de la Grenouillère le recueil de nouvelles Histoires sans Dieu, le premier titre de la nouvelle collection Migrations consacrée aux œuvres appartenant au courant de l’américanité.

Karine Rosso termine une maîtrise en études littéraires au Département d’études littéraires. Elle s’intéresse aux thèmes de l’immigration, aux grands mouvements politiques et à la construction identitaire des Amériques. Histoires sans Dieu est son premier recueil de nouvelles.

Félicitations!