Bulletin du 7 novembre

Vie étudiante

Un message de votre Association étudiante

Préparé par des étudiants – les membres de l’AECSEL – et pour des étudiants, le colloque « D’hier à demain. Le rapport au(x) classique(s) » est l’occasion de présenter vos recherches dans un espace d’ouverture et d’échange et est aussi l’occasion de rencontrer des intervenants expérimentés dans une formule souple et conviviale.

N’oubliez surtout pas de faire parvenir vos propositions de communication à l’AECSEL avant le 9 décembre!

L’appel à communications se trouve plus bas dans ce bulletin, dans la section «Appels à contribution»

Pour consulter l’appel à communications sur le site de l’AECSEL

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Colloques, conférences, journées d’étude et tables rondes

Imaginaire nobiliaire et modèles économiques dans la littérature. Rencontre organisée dans le cadre du chantier « L’économie et ses représentations esthétiques (19e‐21e siècles) »

https://i1.wp.com/figura.uqam.ca/sites/figura.uqam.ca/files/affiche%20finale.pdf

Mercredi, 9 novembre, dès 14:00
Université Concordia
Local LB 619 (Library Building)
1400, boul. de Maisonneuve Ouest

De la fin du 18e siècle à nos jours, le régime économique capitaliste subit de multiples mutations, se complexifie et étend son emprise à l’ensemble du champ social. Que ce soit dans les pratiques, dans les représentations implicites ou dans les discours théoriques, l’économie devient un des principes organisateurs les plus marquants de l’univers moderne et contemporain. Dans ce contexte, il ne paraît guère surprenant que la littérature, dans son versant le plus enclin à l’autonomisation, développe des stratégies de sacralisation allant volontiers de pair avec une résistance plus ou moins farouche à la dynamique d’industrialisation à laquelle l’ensemble du domaine culturel est soumis.

Or ce processus d’autonomisation du littéraire se pense volontiers, surtout dans la seconde moitié du 19e siècle, selon le modèle aristocratique. Comment s’en étonner, dès lors que l’aristocratie, qui a connu en France un traumatisme sans précédent en 1789, se caractérise traditionnellement par des postures de rejet du domaine économique au sens large ? Le fait est que le bouleversement que subit l’imaginaire nobiliaire – la façon dont le paradigme nobiliaire se trouve mobilisé dans le domaine littéraire – est corollaire du développement progressif du capitalisme marchand et industriel. L’imaginaire nobiliaire et le registre de l’économique entretiennent ainsi un rapport dynamique essentiel, fondé tout à la fois sur la définition et l’exclusion mutuelles.

Cette rencontre rassemblera des spécialistes de la littérature française qui se pencheront sur les modalités en vertu desquelles l’imaginaire nobiliaire se constitue en fonction d’un rapport particulier au domaine de l’économie, et qui interrogeront l’impact de cette interaction sur la littérature et sa constitution en tant que discours spécifique. L’on se demandera ce que le paradigme économique fait à l’imaginaire nobiliaire, et ce que l’imaginaire nobiliaire fait à et de l’économique. Concrètement, il s’agira de présenter informellement et de soumettre à la discussion, à partir de quelques textes choisis, un certain nombre d’hypothèses concernant cette interaction, dans le domaine de la littérature française moderne et de son contexte socio-historique particulier.

Pour de plus amples renseignements.

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Conférence-causerie du CÉLAT – Traces culturelles inuites dans la musique contemporaine canadienne : histoire et esthétique

présenté par CLAUDINE CARON, chercheure postdoctorante au Laboratoire international d’étude multidisciplinaire comparée des représentations du Nord à l’UQAM

En collaboration avec le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises

Le vendredi 25 novembre 2011, 12h30-14h

Local DC-2300, 279, rue Ste-Catherine est, 2e étage

Dans la musique moderne/contemporaine canadienne, les emprunts à la culture traditionnelle inuite se présentent sous de multiples formes: mélodie, rythme, échelle, enchaînement harmonique, technique vocale et instrumentale, dynamique, timbre, texture, caractère, citation littéraire, symbolique, environnement sonore. Ils ponctuent la création musicale en s’inscrivant au centre de préoccupations esthétiques, identitaires et philosophiques. En quoi les compositeurs de musique de tradition classique se tournent-ils vers la culture inuite et quels en sont les signes dans leurs œuvres ? Dans cette conférence, Claudine Caron proposera une histoire des emprunts à la culture traditionnelle inuite et l’exploration d’un répertoire contemporain protéiforme.

Information : CELAT : therrien.denyse@uqam.ca (514) 987-3000, poste 1664 ou
CRILCQ : bizzoni.lise@uqam.ca (514) 987-3000, poste 2237

Entrée libre.

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Le Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec témoin ou acteur de l’essor des études littéraires québécoises ?

Organisé par Chantal Savoie (CRILCQ – U. Laval) et Mylène Bédard (CRILCQ – U. Laval) https://i1.wp.com/www.crilcq.org/img/Affichedolq1.jpg

18 novembre 2011

Musée national des beaux-arts du Québec Salon des amis

Programme :

8 h 30 – 9 h 00 Accueil et mot de bienvenue

Salon des amis, Musée national des beaux-arts du Québec, Parc des Champs de bataille

Témoin

9 h 00 – 9 h 20 Rendre au peuple une partie des biens qu’il nous a légués. Aux sources épistémologiques du DOLQ – Lucie Robert (UQAM)
9 h 20 – 9 h 40 Construire une référence : le 19e siècle libéral radical et nationalisme dans le DOLQ – Jonathan Livernois (Université d’Ottawa)
9 h 40 – 10 h 00 Le DOLQ et la fortune littéraire des œuvres poétiques des femmes entre 1924 et 1934 – Émilie Théorêt (Université Laval)
10 h 00 – 10 h 20 Discussion
10 h 20 – 10 h 40 Pause
10 h 40 – 11 h00
La contribution du DOLQ à la légitimation d’un genre littéraire pratiquement invisible : l’essai et la prose d’idée au Québec pendant plus de deux siècles, 1778-1990 – Kenneth Landry (chercheur autonome)

11 h 00 – 11 h 20 Le salon des refusés du DOLQ – Yves Laberge (Université Laval)<
11 h 20 – 11 h 40 Le DOLQ : un point de passage obligé dans la définition de la littérature québécoise – Luc Breton (Université Laval)
11 h 40 – 12 h 00 Discussion
12 h 00 – 13 h 30 Repas (Restaurant du musée)

Acteur

13 h 30 – 13 h 50 Mutations de l’auctorat au sein du DOLQ. Étude prosopographique d’une population de chercheurs – Martin Doré (Université de Sherbrooke)
13 h 50 – 14 h 10 L’histoire littéraire (en) revue : Liberté, Parti pris et les limites de l’œuvre – Michel Lacroix (UQAM)
14 h 10 – 14 h 30 Une histoire inventée ? Le DOLQ et le regard métahistorique de Five-part Inventions d’E.D. Blodgett – Patricia Godbout (Université de Sherbrooke)
14 h 30 – 14 h 50 Discussion
14 h 50 – 15 h 10 Pause
15 h 10 – 15 h 30 D’un dictionnaire à l’autre : penser l’histoire littéraire et l’histoire du livre au Québec – Marie-Pier Luneau et Josée Vincent (Université de Sherbrooke)
15 h 20 – 15 h 40 Le DOLQ plus près de l’histoire culturelle que de l’histoire intellectuelle ? – Yvan Lamonde (Université Mc Gill)
15 h 40 – 16 h 00 Discussion

Table ronde

16h – 16 h 45 Le DOLQ vu par ses utilisateurs
Table ronde réunissant Manon Brunet (UQTR), Karine Cellard (Cégep de l’Outaouais), Alain Gendron (Bibliothèque des Sciences humaines et sociales, Université Laval) et Vincent Lambert (Université Laval), animée par Hervé Guay (UQTR et membre de l’équipe du DOLQ tome IX).

Pour plus d’informations

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Colloque « Politiques de Victor-Lévy Beaulieu »

https://i0.wp.com/www.crilcq.org/img/colloques/ColloqueVLB.jpg

18 novembre 2011
Local DR-200, UQAM

Programme

Première séance
Présidence : Michel Nareau

9 h 00 Alexis LUSSIER
« Un rêve québécois : Politique du mystère au pays interdit du massacre »

9 h 30 Frédéric RONDEAU
« “Une plus grande fatigue encore” : VLB et la contre-culture »

10 h 00 Johanne PELLAND
« La conquête du pouvoir symbolique »

Deuxième séance
Présidence : Karine Rosso

11 h 00 Sébastien PARENT-DURAND
« La grande tribu : histoire et politique »

11 h 30 Stéphane INKELS
« Figures de l’origine et lieux du fantasme dans BIBI »

12 h 00 Isaac BAZIÉ
« La représentation de l’Afrique dans BIBI et la problématique postcoloniale »

12 h 30 Dîner

Troisième séance
Présidence : Pierre Laurendeau

14 h 00 Patrick LEROUX
« Les charges des origines impitoyables : croisement du personnel et du politique dans le théâtre de VLB »

14 h 30 François OUELLET
« Roman, Père et Pays : féérie pour une autre fois »

15 h 00 Guillaume LAFLEUR
« L’empire du refus : entre Victor-Lévy Beaulieu et le cinéma »

15 h 30 Jacques PELLETIER
« L’antiterre : fin d’un cycle, fin d’un monde ? »

16 h 00 Pause

Table ronde
Présidence : Jacques Pelletier

16 h 15 Avec la participation d’Andrée Ferretti, auteur et militante, Amir Khadir, porte-parole et député de Québec solidaire, Robert Laplante, chercheur et directeur de la revue l’Action nationale.

Pour plus de détails.

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Appels à contribution

Appel de communications – Colloque étudiant organisé par l’AECSEL
D’hier à demain : le rapport au(x) classique(s)

Date du colloque : 24 février 2012

Date limite pour envoyer vos propositions : 9 décembre 2011

Qu’on les exalte ou critique, les grands classiques de la littérature sont ces œuvres à propos desquelles, par dévotion ou par affront, l’encre coule sans se tarir. Dans Pourquoi lire les classiques, Calvino définit le « classique » en pas moins de quatorze points; c’est dire tant la richesse du sujet que la difficulté d’en délimiter les paramètres. De fait, Calvino n’apporte pas réellement de réponse à l’intitulé de son essai; il se contente de conclure modestement : « La seule chose qu’on puisse affirmer, c’est que lire les classiques vaut mieux que de ne pas les lire. » Certes. Mais on peut en dire autant de toute littérature.

Quelque chose pourtant distingue les classiques des autres livres. Ce sont des œuvres d’un autre temps, parfois très ancien, qui néanmoins demeurent et demeureront toujours d’actualité, dit-on. Une œuvre devient-elle un classique de par son aptitude propre à se positionner au sein du champ littéraire (Bourdieu) ou en regard d’un rapport que le lectorat entretiendrait avec elle? La qualité classique d’une œuvre est-elle intrinsèque ou non? Calvino semble estimer qu’un classique n’est créé que lorsque les deux visages du problème sourient de concert.

Ce colloque sera l’occasion de s’interroger sur les diverses formes du rapport au classique et aux classiques que la littérature a pu entretenir et entretiendra. Toutes les dimensions et toutes les approches littéraires de la question pourront être envisagées, lors de communications de 20 minutes. Organisé par l’Association étudiante des cycles supérieurs en études littéraires (AECSEL) de l’UQAM, ce colloque aura lieu à l’UQAM, le vendredi 24 février 2012. Tous les étudiants en littérature sont invités à faire parvenir une proposition de communication d’environ 250 mots, accompagnée d’un titre et de leurs coordonnées (nom, université d’attache, adresse courriel et civique, numéro de téléphone) à l’adresse suivante : aecsel.uqam@gmail.com ou à la déposer au secrétariat du Département d’études littéraires de l’UQAM à l’attention de l’AECSEL, au plus tard le 9 décembre 2011.

Consultez l’appel à communications.

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Parutions

La Littérature à l’éprouvette

Par Jean-François Chassay, professeur au Département d’études littéraires

Aux Éditions du Boréal, collection « Liberté Grande »

Professeur de littérature québécoise, spécialiste de littérature américaine, romancier et essayiste, le quinquagénaire à tous crins qu’est Jean-François Chassay n’avait pas quitté l’incubateur qu’il projetait déjà, si l’on en croit l’infirmière de service, de faire se croiser dans l’espace immatériel de ses futures lectures tubes et cubes, narrateurs et respirateurs, science pure et littérature altérante. Ce Cosinus prématuré était né pour porter le sarrau de prof ou de médecin, d’ingénieur ou d’inventeur; bref, tel Sartre qui voulait être Stendhal et Spinoza, il entendait devenir Ferron et Vian, ou alors Marcel Aymé et Kurt Vonnegut. Il n’aura pas connu de guerre, sinon celle des nerfs devant la bêtise, il n’aura pas inventé la bombe, sinon celle glacée des soupers de fête, mais en grand artificier, comme sa Littérature à l’éprouvette le prouve, il est devenu spécialiste en amorçages et désamorçages dans les interactions quasiment insaisissables et pourtant réelles entre les cultures scientifique et littéraire.

Texte tiré du site des Éditions du Boréal

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